Arum

Zantedeschia aethiopica

L'arum varois, hivernal et robuste

L'arum, l'élégance à l'état pur

Zantedeschia aethiopica, ou arum blanc, a la particularité de conserver sa végétation en période hivernale, contrairement au Calla.

Arums du Var

Spécifique du Sud de la France, sa tige est longue et robuste et sa production continue s'étale du début de l'hiver jusqu'à la fin du printemps, tandis que celle du Calla, plus répandu dans le Nord de l'Europe, couvre la période estivale.

Les arums font partie de la famille des aracées comme l'anthurium

Origine :

Initialement, sa répartition géographique se limitait à la ceinture côtière sud et orientale de l’Afrique du Sud, mais aussi dans les régions montagneuses du sud-est au dessus de 1 000 m d’altitude. Aujourd’hui, on rencontre les zantedeschia dans les régions à climat tempéré  de type subtropical.

Autrefois cultivé sur la bande littorale, avant d'être quelque peu oublié, le Zantedeschia fait son retour au début des années 2000, motivé par le regain d'enthousiasme pour les spécificités régionales et par son système de culture peu chauffé et ne nécessitant qu'un recours très marginal aux produits de protection chimique, puisque l'espèce est peu soumise aux attaques d'insectes ; quelques problèmes ponctuels sont facilement résolus grâce à l'utilisation d'organismes auxiliaires (PBI)

Par contre ils sont sensibles aux attaques venues du sol, par conséquent la culture sur système hors sol se développe. Ce renouveau vient à point nommé car ces fleurs graphiques aux lignes modernes et épurées correspondent parfaitement aux tendances florales du moment.

Interview

Michel GUEIRARD, producteur d'anémones et arums 12 janvier 2012

  • Michel GUEIRARD
  • Horticulteur - Président de la SICA Marché aux Fleurs d'Hyères
Michel GUEIRARD, producteur d'anémones et arums

Quelles sont les solutions mises en place en matière environnementale ?

Nous avons adopté un certain nombre de mesures qui vont dans le sens d’une protection des sols et un recyclage optimisé de l’eau.

Par ex.  la solarisation nous permet d’être plus efficaces en ce qui concerne la désinfection des serres avec un double avantage, économique car le coût est modique, et écologique car c’est une façon d’éradiquer les virus de manière naturelle, par le phénomène de chaleur (+ 45° au sol). J’ajoute que la culture des anémones, comme celle des arums, est peu énergivore ce qui favorise une consommation énergétique faible d¹autant que le Var est un département généreusement ensoleillé.

Comment appliquez-vous la PBI (Protection Bio Intégrée ») ?

On surveille au maximum ce qui passe au niveau de la faune. En fonction des résultats, nous adoptons le traitement et déclenchons un lâcher d’auxiliaires qui sont en fait des prédateurs naturels si bien que depuis cinq ans nous n'avons pas utilisé un seul centilitre d’insecticide. Mieux, nous avons constaté un développement naturel des prédateurs qui participe à un meilleur équilibre du biotope.

En quoi se caractérise votre production printanière ?

Elle connaît un pic entre janvier et mars. Cette production va de pair avec la fraîcheur qui est pour nous le gage de la qualité que nous défendons. Il est important que cette fiabilité, liée à la proximité de culture, soit reconnue tant par les professionnels que par le public. Tout comme il y a des vins du Var réputés, avec une IGP, nos fleurs sont associées à un label de qualité HORTISUD,qui défend aussi son origine...

Les Chroniques d’Henri-Jean : MODUS OPERANDI

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